vendredi 26 décembre 2008

Tourisme d'hiver

Voilà, nous sommes partis prendre quelques jours de dépaysement à Baie St-Paul, dans la région de Charlevoix, histoire de nous remettre de l'annuel souper de Noël. Bed & Breakfast, raquette et chocolat chaud seront du rendez-vous. Je vous écris d'ailleurs du Vice-Café, sympa café du coin qui offre l'internet sans fil.

Baie St-Paul est un endroit idéal pour l'amateur de plein air, l'amoureux des arts (plusieurs galleries s'y trouvent) ou même pour l'obsédé de cochonneries touristiques et bibelots divers.

Ce fut un drôle de souper de Noël que celui-ci. Il semble qu'à Québec, du moins pour ma famille que je prends comme baromètre de la région, on soit aussi amer face à ces élections. Personne autour de la table ne croyait avoir eu affaire à un choix intéressant, on se prenait à jalouser les américains...

Je dois dire que je partageais ce diagnostic, même si nous nous trouvons à des années-lumières philosophico-socialement parlant : je suis en quelque sorte le gauchiste de la famille. J'ai dû me taper les habituelles jérémiades anti-BS, comme si les assistés sociaux étaient à eux-seuls responsables de tous nos problèmes économiques. J'ai dû leur rappeler les salaires indécents des CEO des multinationales, ainsi que les millions engouffrés dans des subventions à des entreprises qui plient bagages dès que les profits diminuent.

Cela dit, je termine ce billet avec une idée qui me trotte dans la tête depuis un moment : bien que l'on peut dire objectivement que la sélection laissait à désirer ces dernières élections, il me semble que c'est depuis fort longtemps que j'entends (et affirme) que "les politiciens, c'est du pareil au même, ce sont tous des pourris". Je me demande si ce "consensus" n'est pas une sorte de tentative de réconciliation, en posant que toutes nos préférences sont futiles...

dimanche 21 décembre 2008

Manigances conservatrices

Nouvel événement dans le téléroman politique : les conservateurs nous promettent de réformer le sénat, afin de rendre plus démocratique le processus de sélection des sénateurs, en soumettant ces postes à une élection. Au pire, nous disent-ils sous la voix du ministre d'État à la Réforme démocratique, Mr. Steven Fletcher, le sénat pourrait carrément être aboli si les partis d'opposition refusent la réforme proposée.

Bon bon bon, voilà que les conservateurs nous servent un nouveau bras de fer. Cela dit, je ne peux m'empêcher de penser que c'est là en fait une tentative de redorer l'image des conservateurs, en prévision de conflits qui reviendront avec la reprise des travaux.

Depuis que le scandale des commandites a sérieusement endommagé l'image des libéraux, les conservateurs cherchent à nous présenter l'image de la probité. Stratégie électorale oblige, ils tentent donc de nous faire croire qu'ils sont honnêtes et soucieux de bien gérer l'argent de nos impôts. Le message subtil, c'est que c'est précisément le contraire de ce qu'on fait les libéraux.

Pardonnez-moi si je suis un cynique, mais dans ce cas-ci, je ne vois pas autre chose qu'une stratégie de marketing.

En effet, s'il s'agissait de faire des économies en abolissant une institution inutile, il me semble que les postes de gouverneur général et de lieutenant gouverneur sont tout à fait désignés pour cette purge. Et tout comme pour le Sénat, les conservateurs peuvent profiter du mépris des Canadiens pour les institutions publiques, mépris nourri par les médias depuis une bonne vingtaine d'années.

Pourquoi alors s'attaquer plutôt au Sénat? Selon moi, simplement parce que la GG et les lieutenants-gouverneurs n'ont aucun pouvoir réel, alors que les sénateurs sont majoritairement libéraux et nuisent au pouvoir du premier ministre... Par conséquent, en s'attaquant au Sénat, les conservateurs s'assurent de se donner une image de bons pères de famille économes, tout en étant certains que les partis d'opposition refuseront cette option. Seraient-ils en train de nous concocter une élection au printemps? Je ne serais pas étonné. Harper souhaite manifestement obtenir une majorité, c'est la seule façon pour lui de faire progresser son agenda d'économiste néo-libéral.

mercredi 17 décembre 2008

Encore une faille d'Internet Exploder

Encore une fois, Microsoft vient d'annoncer qu'une importante vulnérabilité de son fureteur avait été découverte et pouvait être exploitée par des hackers mal intentionnés.

Je ne saurais trop vous recommander d'utiliser un autre fureteur, par exemple le très flexible Firefox, Opera ou même Chrome, le nouveau fureteur développé par Google. Ce n'est pas compliqué, n'importe quel fureteur est préférable à l'horrible Internet Exploder.

À chaque année, c'est la même chose, on entend que ce fureteur comporte une faille de sécurité, une rustine doit être téléchargée, etc. Morale de l'histoire, ce fureteur n'est jamais sécuritaire.

Téléchargez bien sûr la rustine, mais de grâce, utilisez un fureteur vraiment sécuritaire. Vous n'avez pas d'excuses, ils sont tous gratuits, vous pouvez les installer facilement et vous pouvez y importer vos favoris d'Internet Exploder !

mardi 16 décembre 2008

Une histoire de souliers

Le journaliste égyptien qui a voulu se défouler en pratiquant son tir de la chaussure, M. Montather Al-Zeidi, aurait été emprisonné et apparamment il en aurait mangé tout une. Je n'ose pas imaginer ce qui serait arrivé s'il avait usé d'une meilleure stratégie pour atteindre l'Insolent-en-chef.

Aux États-Unis comme ailleurs, l'image du journaliste excédé lançant ses chaussures a frappé l'imagination. Certains proposent de faire parvenir une vieille paire de chaussure à Bush II. Je compte bien le faire, et je vous invite à expédier une vieille paire à son attention :

President G.W. Bush
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
USA


Je suggère d'inclure une lettre contenant, par exemple:

Dear President Bush,

I am happy to know that you will be soon out of job, after making such a mess of things in the last eight years. In order to ease your departure, I am enclosing some shoes I don't need anymore. I hope they will help you live up to your middle name, as they help you walk out of the white house, to let someone really competent (and well meaning) take your place.

Sincerely yours


Votre nom

P.S.:Please tell your goons in Irak to free Mr Muntadar Al-Zaidi, alive and and well. This would show Irak ia a real democracy, and after all, Mr Zaidi just did what all of us intelligent people would like to do: express his anger whitout causing you real harm, since we are no barbarians (as compared to you, who commited many war crimes).


Quoique parano comme je suis, je vous suggère d'utiliser un pseudonyme ainsi qu'une adresse fictive et tout à fait inexistante (histoire de ne pas faire ficher un voisin par la GRC).

Un petit jeu pour le défoulement:

dimanche 14 décembre 2008

Un peu de visou SVP

L'idiot-en-chef est allé parader en Irak, nous montrant une fois de plus comment il peut se montrer désinvolte quant aux crimes dont il porte la responsabilité.

Un journaliste irakien y a manifesté sa colère en lançant ses chaussures à Crétinus Maximus. Malheureusement, la colère lui a fait perdre de la précision dans le tir. Remarquez que s'il l'avait atteint, il en aurait probablement "mangé toute une" (on l'aurait passé à tabac, pour les français lecteur de ce blogue).



Apparemment, il lui aurait dit que c'était le baiser d'adieu du peuple irakien, et l'aurait traité de chien. Une insulte plutôt grave, venant d'un musulman. Le lancer du soulier serait également plutôt insultant dans le monde musulman, quoique je cherche encore une culture ou ce serait un compliment...

N'empêche qu'à regarder le vidéo, on se prend à souhaiter qu'il ait eu plus de visou... Le monde entier apprécierait le défoulement.

Encore un mois à voir ce clown parader sa bêtise.

mercredi 10 décembre 2008

Débat puéril histoire de nous passer un sapin

Il y a de ces nouvelles qui me font rager tant ça pue la stupidité humaine.

Cette nouvelle de La P(a)resse (intellectuelle) en fait partie.

Voilà-t-y pas qu'il y aurait un petit malaise parce que le sapin de Nöel installé devant aurait été d'abord annoncé en tant que sapin de Noël, puis on aurait renommé l'objet le sapin des fêtes, et enfin M. Charest serait ensuite venu sauvegarder la culture québécoise en nous annonçant fièrement qu'il s'agissait bien d'un sapin de Noël...

Tout ce brouhaha me fait penser à la traditionnelle "guerre contre Noël" annoncée chaque année par les commentateurs "conservateurs" des médias américains, guerre, précisons-le, surtout issue de leurs cerveaux malhonnêtes, pour ne pas nommer d'autres parties de leur anatomie moins flatteuses mais tout aussi descriptive de leur intelligence/intégrité (vous choisissez).

Personnellement, je pense que cette nouvelle n'est rien d'autre qu'une lubie de journaliste, dans leur incessante recherche de la nouvelle qui fait vendre de la copie. Je suis convaincu que les "nouveaux québécois" se foutent totalement du nom que l'on donne au machin, de toute façon c'est joli et ça rend plus joyeuses les nuits hivernales. Je suis également certain que c'est un sujet d'indifférence pour la plupart des Québécois. Entre vous et moi, il me semble que notre adhésion au catholicisme est plutôt théorique (je fais encore partie des registres de l'archevêché, malheureusement) ou n'est qu'une question d'hypocrisie esthétique ("c'est tellement joli un mariage à l'église", ou "cela fera plaisir à grand-maman"). Alors que l'on nomme le sapin de Noël "sapin des fêtes", "arbre de vie" ou "résineux des enculeurs de mouches", je m'en balance complètement et j'ose espérer que cela va de même pour vous (sauf peut-être pour la dernière appellation).

Cela dit, un petit message aux individus suivants :

- Si vous êtes néo-québécois et que cela vous fâche lorsqu'on parle d'un sapin de Noël, je vous suggère de vous souvenir que c'est vous qui avez choisi de venir ici. Calmez-vous, souriez et tout ira mieux. Mais si vous préférez prendre le chemin de la rigidité, sachez que cela prouvera que vous êtes un IMBÉCILE.

- Si vous êtes québécois de longue date et que vous vous sentez menacé dans votre identité parce qu'un fonctionnaire ou un politicien veut faire plaisir à tout le monde (une entreprise toujours périlleuse), faites-vous soigner, c'est un problème de santé mentale. Persistez dans votre indignation et vous pourrez rejoindre le club des IDIOTS, c'est la porte juste à coté de celle des IMBÉCILES (mais vous remarquez qu'elle mène à la même pièce, ça va faire un méchant "party").

- Si vous êtes un fonctionnaire ou un politicien qui souhaite renommer des objets ou événements traditionnels pour apaiser d'imaginaires néo-québécois insultés, pourriez-vous cesser de foutre le bordel? Je vous laisse le choix de la porte pour la pièce ci-haut mentionnée, il y a des gens qui vous attendent de pied ferme...

À bon entendeur, salut!

Encore les élections

Les dernières élections, je tenais à le dire, ont eu également deux autres effets positifs :

- L'élection d'Amir Khadir comme premier député de Québec Solidaire. Enfin un véritable député progressiste au Parlement, cela nous permettra certainement d'y entendre des questions plus pertinentes. Je sais que pour ceux qui se gavent de la pâtée préparée religieusement par les médias depuis au moins 25 ans, tout représentant de la gauche semble ridicule. Quand ils auront appris à penser par eux- mêmes, c'est à dire en cessant de se fier à tel commentateur de la radio ou à tel journaliste-mercenaire, ils pourront peut-être s'en faire une idée plus juste.

Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai côtoyé l'épouse de M. Khadir lors de mes années dans un centre de recherche universitaire, et ce que j'ai vu de ces deux personnes, c'est qu'elles sont hautement compétentes et ont "le coeur à la bonne place". Ce sera rafraîchissant.

- Autre effet positif : le retour en force du PQ. Je ne suis plus tellement un indépendantiste convaincu (sauf lorsque certains anglos réveillent mon nationalisme en s'adonnant au Québec bashing), mais il reste que ce parti a au moins le mérite de croire au rôle de l'État dans la gestion de l'économie, au contraire de notre avocat raté de Sherbrooke qui lui croit surtout aux retours d'ascenseurs que lui feront ses amis pour faveurs obtenues. De plus, le PQ est un parti composé de personnes plutôt diplômées, davantage compétentes que dans les autres partis. Malheureusement, particulièrement sous Bouchard et sous Landry, ils se sont fait convaincre d'adopter le credo néolibéral de la dérégulation, et pour certains dossiers comme l'environnement, ils ne se sont pas montrés très courageux. Et bien sûr, il y a la patate chaude de l'indépendantisme, sur lequel je reviendrai bientôt.

Voilà. Je pense qu'il faudra surveiller notre Frisé national. Maintenant qu'il a une majorité, je prédis que M. Charest sera beaucoup plus arrogant, et qu'il aura soudain plus de difficultés à nous entendre.

À suivre, quoi...

mardi 9 décembre 2008

Un regard américain sur la crise canadienne

Si vous avez le temps, cliquez sur le lien suivant, qui vous amènera à un clip du Daily Show. On y parle de la crise créée par M. Harper, avec une perspective toute américaine.

J'ai été particulièrement été amusé par leur réaction concernant l'intervention de la GG, en tant que représentante de la reine... Quoique chez ceux qui se sont débarrassés de l'empire britannique, leur étonnement amusé n'est pas surprenant.

Comme on dit chez les américains, "touché".

Si c'est comme ça, je ne joue plus

Voilà. Nous avons dû sortir de nos tanières pour voter. Charest a eu sa majorité, tel qu'il espérait dans son gaspillage cynique de l'argent des contribuables. C't'écoeurant, mesdames et messieurs...


Cela dit, s'il y a un résultat positif de cette élection (mis à part la petite marche de santé), c'est la dégelée qu'y a pris l'ADQ. Avec toutes les ressources normalement disponibles à un parti d'opposition, ils ont été lamentables.

Mais était-ce étonnant? Dumont, ce maître de la "clip", a fait sa carrière sur le chiâlage stylistique, à donner une voix à la colère confuse des Québécois-es. Mais mis à part ses invitations à abandonner les "vieux partis" pour se tourner vers les "nouvelles idées" de l'ADQ, M. Dumont n'a montré qu'une chose : c'est que mis à part un agenda clairement néo-libéral (privatisons ceci, abolissons cela), appuyé sur la jalousie de certains éléments de la population à l'égard des fonctionnaires et de leurs bonnes conditions de travail, l'ADQ n'avait rien à proposer. Pire, ils nous ont affligé avec une démagogie inégalée (même par Charest), et ils ont tenté de profiter des pires instincts des Québécois, en planchant sur une certaine xénophopie, un certain anti-intellectualisme, une certaine tendance au Montréal bashing.

Vous comprendrez que pour moi, que Dumont et sa bande de démagogues quittent, c'est un bon débarras.

Le plus pathétique, ce fut de voir Dumont annoncer hier son départ de la vie politique. Pathétique et révélateur : M. Dumont vient de réalilser qu'il ne parviendra jamais au pouvoir. En parfait opportuniste qu'il est, il vient de nous dire que "si c'est comme ça, je ne joue plus". Le plus ahurissant, c'est qu'il vient ainsi de signer l'arrêt de mort de son parti. Si offrir une alternative aux Québécois-es lui tenait tant à coeur, il ne vient pas de le démontrer...

Qu'en pensez-vous?

lundi 8 décembre 2008

Le courage de la gouverneure générale (2)

Dernièrement j'ai reproché à notre bibelot national d'avoir manqué du courage, même si cela ne m'étonnait pas. Le temps me donnera raison ou tort, mais je suis en train de me demander si Mme Jean n'aurait pas en fait usé d'un peu de stratégie...

En effet, cette temporisation pourrait peut-être laisser le temps aux libéraux d'en finir avec leurs chicanes de ménage, et surtout, de nommer quelqu'un qui aura de la crédibilité comme chef du parti.

Je continue de penser que les anglophones traitent très justement M. Dion, sur la base de la "job de bras" qu'a effectué Steve Murphy sur la chaîne CTV. Cela dit, il faut bien admettre que M. Dion n'a jamais été très habile au jeu de séduction qu'est devenue la politique. Il me semble que c'est plutôt perdu pour lui du côté anglophone, sans compter que sa popularité chez les francophones participe davantage de la fantaisie que de la réalité (pour faire dans l'euphémisme).

Bref, à voir les libéraux se démener pour éjecter notre Stéphane national, je me demande s'il y a moins là une recherche de bouc émissaire qu'une tentative précipitée de se préparer pour un vote de confiance au retour de la chambre. En acceptant comme vraie cette hypothèse, on pourrait supposer que Mme Jean aurait voulu ainsi donner du temps aux libéraux.

Qui sait, un bibelot pourrait peut-être se montrer utile. Mais peu s'en faut que je souhaite la perpétuation de cette institution...

En parlant d'objet superflu, il faut que j'aille voter, même si franchement, je me sens plutôt amer face à cet exercice inutile imposé par notre frisé national. En voilà un qui fait dans le calcul stratégique et cynique.

samedi 6 décembre 2008

Du rififi chez les libéraux fédéraux...

Et voilà. Les libéraux fédéraux se sont remis à leurs luttes intestines. Certains réclament la démission de Dion devant ce nouveau (et pourtant très prévisible) "fiasco".

Quant à moi, ce qui me frappe, c'est que certains libéraux tentent de mettre sur les épaules d'un seul homme l'échec de leur parti à rallier les canadiens. C'est tout simplement une façon lâche de ne pas considérer leur propre part de responsabilité dans cette débâcle.

Par exemple : j'habite Verdun, comté Jeanne-Le-Ber, qui était aux mains des libéraux auparavant, et qui a maintenant un représentant du Bloc pour un second mandat. Les résultats des élections de 2006 montraient que les libéraux auraient pu récupérer ce comté. Qu'on-ils fait? Ils y ont nommé un candidat qui aurait peut-être été intéressant, s'ils avaient agi de façon stratégique. Mais ce dernier a refusé de participer au seul débat avec ses adversaires, sa campagne se résumant à une distribution de poignées de main, à l'installation de pancartes et à une stupide tournée en voiture dans le comté, avec klaxons à l'appui... Et bien sûr, il a perdu.

Je ne pense pas qu'on puisse blâmer Dion pour cette dégelée, même s'il est vrai qu'il a été la victime d'une certaine francophobie (à mon humble avis). Je pense que le parti libéral fédéral a du chemin à faire pour être pris au sérieux. Entre autres, ils devraient peut-être cesser les complots internes. Hello? Vous n'êtes pas au pouvoir, vos guéguerres nous emmerdent et entre vous et moi, qu'est-ce que vous pensez gagner avec ces luttes de pouvoir? Notre respect? Nice try!

Pendant ce temps, des anglophones nous accusent d'être de sales "séparatisses" parce que nous votons surtout pour le Bloc. Voter pour le moins pire, ils connaissent pas ça, eux? Well, that would explain some things, eh?

vendredi 5 décembre 2008

Le courage de la gouverneure générale




Vous aurez compris que mon titre est plutôt ironique. En effet, Mme Jean, en accédant à la demande de Harper quant à la suspension des activités de la chambre, n'a pas montré le plus grand courage.

Mais cela dit, avait-elle le choix? Sans utiliser les termes que notre vitriolique barbu national (VLB, notre ultranationaliste du bas du fleuve qui prend le relais de Falardeau pour cracher les plus immondes exagérations sous prétexte qu'il est un vrai nationaliste), il me semble assez clair que le poste de Mme Jean en est un d'apparât. En tant que bibelot national (et fort coûteux), Mme Jean ne peux prendre de décision ayant un réel impact sur la politique canadienne. Pas plus qu'une potiche peut jouer une sonate de Mozart sur le piano qu'elle décore. Oui oui, je l'ai appelée une potiche. Elle dispose peut-être bien de grandes compétentes, c'est quand même le rôle qu'elle a choisi de jouer, comme tous ces lieutenants-gouverneurs provinciaux menant des vies de pacha à nos frais.

Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais je me demande pourquoi nous sommes encore pris avec ces symboles du colonialisme. Peut-être y a t-il encore des anglophones dont les yeux se perlent de larmes à l'évocation de la reine d'Angleterre. Peut-être les politiciens ont-ils peur d'ouvrir une boîte de Pandore en s'attaquant à ces symboles, puisque cela impliquerait de ré-ouvrir la constitution, et on sait quel bordel cela provoque. Ou peut-être que tout le monde s'en fout, vu que les millions ainsi gaspillés ne sont pas trop visibles.

Ce ne sont pas les médias, en tout cas, qui vont s'attaquer à cette vétuste institution canadienne. Cela leur donne un sujet de plus à exploiter, l'indignation étant une émotion aisée à utiliser. Je parle en connaissance de cause, ayant été "élevé" avec en arrière-plan la douce voix d'André Arthur (encore de l'ironie), maître ès "c't'écoeurant mesdames et messieurs", dans une ville passionnée des travers de ses "élites". Pensez ce que vous voulez, mais je suis convaincu que si on retirait demain les élites corrompues et narcissiques de la ville de Québec (je parle surtout du Parlement, bien sûr), les Québécois2 (*) s'ennuiraient beaucoup dans le silence qui suivrait, quoiqu'il leur resterait toujours la possibilité de "chiâler" au sujet de Montréal (un sujet que j'aborderai un de ces quatre)...

Mais je m'égare. Je déclare donc qu'il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que notre bibelot national n'ait rien fait d'autre que d'accéder à la requête du premier ministre à tête de bonhomme playmobil (merci les Zapartistes), et ce, tout en continuant de profiter d'un train de vie princier financé à même nos impôts.

C't'écoeurant, mesdames et messieurs.



(*) Québécois au carré : comme dans
Q : D'où viens-tu?
R : De la ville de Québec dans la province de Québec. Je suis Québécois-Québécois, quoi!


PS. : Pour les malin-e-s qui trouvent mon "dessin" pourri, ben oui, je ne suis pas infographiste... Apprendre à modifier des images est dans ma "to-do list".

mercredi 3 décembre 2008

Une crise fabriquée

Stephen Harper, notre pétrolier-économiste en chef, va nous adresser la parole ce soir. La situation est urgente, nous dira-t-il, car les partis d'opposition ont magouillé pour prendre le pouvoir et ainsi aller à l'encontre de la volonté des canadiens. Surtout, Stéphane Dion aurait signé un pacte avec le yââââbe, c'est à dire avec les séparatissses, les socialissses et les communissses...

Vous voyez où je m'en vais avec ça.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que la crise actuelle a notamment pour origine la décision, dans le dernier budget, de couper le remboursement des dépenses électorales aux partis qui se présentent aux élections fédérales (et qui ont au moins 2% du vote). Cette décision aurait eu pour effet de placer les partis d'opposition dans une position difficile, voire de les mettre en banqueroute. Nul doute que de plonger ses adversaires dans la dèche aurait fait l'affaire des Conservateurs, vu qu'eux bénéficient d'un gros financement privé (c'est payant de faire les quatre volontés des multinationales). Il n'est pas difficile d'imaginer que cela faisait partie de leur plan pour éventuellement prendre la majorité à la chambre, en affaiblissant leurs adversaires aux prochaines élections. Et ne parlons pas de leur odieuse intention de retirer le droit de grève aux employés des institutions publiques. Coudonc, les américains se sont débarrassés de Bush, que faisons-nous là avec sa copie conforme? Le Canada est-il condamné à imiter les USA, même dans la bêtise?

Maintenant que cette décision révélatrice d'un mépris sans précédent pour la démocratie lui a explosé au visage, Harper tente de rallier les canadiens en brandissant la menace séparatiste. WTF? C'est dégoûtant de voir cet opportuniste cynique mousser la francophobie de certains anglophones, après avoir fait ses tournées de bonhomme sourire dans la région de Québec.

J'ose espérer que les gens de la région de Québec s'en souviendront aux prochaines élections, et qu'ils cessent de me faire honte, moi qui suis natif de cette ville..,

À suivre...