
Vous aurez compris que mon titre est plutôt ironique. En effet, Mme Jean, en accédant à la demande de Harper quant à la suspension des activités de la chambre, n'a pas montré le plus grand courage.
Mais cela dit, avait-elle le choix? Sans utiliser les termes que notre vitriolique barbu national (VLB, notre ultranationaliste du bas du fleuve qui prend le relais de Falardeau pour cracher les plus immondes exagérations sous prétexte qu'il est un vrai nationaliste), il me semble assez clair que le poste de Mme Jean en est un d'apparât. En tant que bibelot national (et fort coûteux), Mme Jean ne peux prendre de décision ayant un réel impact sur la politique canadienne. Pas plus qu'une potiche peut jouer une sonate de Mozart sur le piano qu'elle décore. Oui oui, je l'ai appelée une potiche. Elle dispose peut-être bien de grandes compétentes, c'est quand même le rôle qu'elle a choisi de jouer, comme tous ces lieutenants-gouverneurs provinciaux menant des vies de pacha à nos frais.
Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais je me demande pourquoi nous sommes encore pris avec ces symboles du colonialisme. Peut-être y a t-il encore des anglophones dont les yeux se perlent de larmes à l'évocation de la reine d'Angleterre. Peut-être les politiciens ont-ils peur d'ouvrir une boîte de Pandore en s'attaquant à ces symboles, puisque cela impliquerait de ré-ouvrir la constitution, et on sait quel bordel cela provoque. Ou peut-être que tout le monde s'en fout, vu que les millions ainsi gaspillés ne sont pas trop visibles.
Ce ne sont pas les médias, en tout cas, qui vont s'attaquer à cette vétuste institution canadienne. Cela leur donne un sujet de plus à exploiter, l'indignation étant une émotion aisée à utiliser. Je parle en connaissance de cause, ayant été "élevé" avec en arrière-plan la douce voix d'André Arthur (encore de l'ironie), maître ès "c't'écoeurant mesdames et messieurs", dans une ville passionnée des travers de ses "élites". Pensez ce que vous voulez, mais je suis convaincu que si on retirait demain les élites corrompues et narcissiques de la ville de Québec (je parle surtout du Parlement, bien sûr), les Québécois2 (*) s'ennuiraient beaucoup dans le silence qui suivrait, quoiqu'il leur resterait toujours la possibilité de "chiâler" au sujet de Montréal (un sujet que j'aborderai un de ces quatre)...
Mais je m'égare. Je déclare donc qu'il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que notre bibelot national n'ait rien fait d'autre que d'accéder à la requête du premier ministre à tête de bonhomme playmobil (merci les Zapartistes), et ce, tout en continuant de profiter d'un train de vie princier financé à même nos impôts.
C't'écoeurant, mesdames et messieurs.
(*) Québécois au carré : comme dans
Q : D'où viens-tu?
R : De la ville de Québec dans la province de Québec. Je suis Québécois-Québécois, quoi!
PS. : Pour les malin-e-s qui trouvent mon "dessin" pourri, ben oui, je ne suis pas infographiste... Apprendre à modifier des images est dans ma "to-do list".


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