Et voilà. Les libéraux fédéraux se sont remis à leurs luttes intestines. Certains réclament la démission de Dion devant ce nouveau (et pourtant très prévisible) "fiasco".
Quant à moi, ce qui me frappe, c'est que certains libéraux tentent de mettre sur les épaules d'un seul homme l'échec de leur parti à rallier les canadiens. C'est tout simplement une façon lâche de ne pas considérer leur propre part de responsabilité dans cette débâcle.
Par exemple : j'habite Verdun, comté Jeanne-Le-Ber, qui était aux mains des libéraux auparavant, et qui a maintenant un représentant du Bloc pour un second mandat. Les résultats des élections de 2006 montraient que les libéraux auraient pu récupérer ce comté. Qu'on-ils fait? Ils y ont nommé un candidat qui aurait peut-être été intéressant, s'ils avaient agi de façon stratégique. Mais ce dernier a refusé de participer au seul débat avec ses adversaires, sa campagne se résumant à une distribution de poignées de main, à l'installation de pancartes et à une stupide tournée en voiture dans le comté, avec klaxons à l'appui... Et bien sûr, il a perdu.
Je ne pense pas qu'on puisse blâmer Dion pour cette dégelée, même s'il est vrai qu'il a été la victime d'une certaine francophobie (à mon humble avis). Je pense que le parti libéral fédéral a du chemin à faire pour être pris au sérieux. Entre autres, ils devraient peut-être cesser les complots internes. Hello? Vous n'êtes pas au pouvoir, vos guéguerres nous emmerdent et entre vous et moi, qu'est-ce que vous pensez gagner avec ces luttes de pouvoir? Notre respect? Nice try!
Pendant ce temps, des anglophones nous accusent d'être de sales "séparatisses" parce que nous votons surtout pour le Bloc. Voter pour le moins pire, ils connaissent pas ça, eux? Well, that would explain some things, eh?
samedi 6 décembre 2008
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